Historique - Église Ste-Jeanne-de-Chantal

Depuis plus de 225 ans, se trouve érigé le complexe religieux, au coeur du village de Notre-Dame de l'Île Perrot, sur un escarpement qui domine le fleuve Saint-Laurent, soit : la rivière Cataracoui des Amérindiens, face à la ville de Beauharnois. L'emplacement actuel de l'église et du presbytère Sainte-Jeanne de Chantal remonte à 1753, année de l'acquisition du terrain.
On sait qu’en 1740, une Chapelle avait déjà été construite à la Pointe-du-Moulin. Cependant, sur le site actuel, ce n’est qu’en 1773 qu’ont commencé les travaux de la construction de l’église, placée sous la protection de sainte Jeanne-Françoise de Chantal pour honorer la dévotion de la Seigneuresse Jeanne-Françoise Cullerier pour une nouvelle sainte du même prénom qu’elle.
Voir le lien sur Sainte Jeanne de Chantal.
 
L’église, dans une première phase, était un édifice rectangulaire, aux dimensions approximatives de la nef actuelle. À l’époque, ce plan rectangulaire se terminait par une abside en hémicycle. Les murs extérieurs étaient constitués d’une belle maçonnerie de grès Postdam, de couleur ocre rouge, ce qui, en 1838, fut recouvert d’un enduit de ciment plusieurs fois refait par la suite. L’église, de cette première construction, ne mesurait que 63 pieds de long sur 34 de large. Mais, avec les ans, sa capacité devint insuffisante pour les résidants de l’Île. Des projets d’agrandissement sont alors sérieusement envisagés.
 
Voilà qu’en 1812, s’ajoute à cette église une réalisation de facture architecturale d’esprit français, sur un plan en forme de croix latine. Le transept droit, le transept gauche et le choeur prolongent l’édifice de 35 pieds.
 
La sacristie, adossée au chevet plat du choeur vient compléter ce devis de 1812,  ce à quoi correspond à peu de détails près, l’église actuelle,  si l’on excepte une nouvelle façade terminée en 1901  (puisque la façade et le clocher avaient été ébranlés par une tornade en 1896). Façade réalisée en pierre à bossage grise et en pierre de taille, avec deux nouvelles portes ajoutées à celle qui composait la façade d’origine.
 
Ces lignes sont tirées du livre : « LA GROSSE ÎLE À L’OUEST » 1996, pages 26.
 
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Historique - Église Ste-Rose-de-Lima

L'église Sainte-Rose-de-Lima fut construite sous l'épiscopat de Mgr Joseph-Alfred Langlois, évêque de Valleyfield de 1926 à 1966. L'église remplaçait de façon permanente la chapelle d'été Sainte-Rose-de-Lima érigée au même endroit en 1928 pour répondre au besoin des villégiateurs et des quelques résidents du secteur.
Le territoire était encore inclus dans les limites de la paroisse mère, Sainte-Jeanne-de-Chantal, fondé en 1786. Il y avait eu aussi dès 1920 une chapelle à l’école de la «Petite-Côte». Le service religieux y était offert par les curés de la paroisse au cours de la saison d’été, puis, à partir de 1945, compte tenu de la population croissante, tous les dimanches de l’année. Mgr Lucien Beauchamp fut le dernier desservant, avant l’érection de la paroisse Sainte-Rose-de-Lima et de sa fabrique le 1er octobre 1948. On comptait alors 260 familles catholiques résidentes.
 
Le presbytère fut inauguré et béni le 4 novembre 1951 et l’église, en 1959. La pierre angulaire commémorative de l’église fut bénie le 24 juin 1959, par Mgr Percival Caza, évêque coadjuteur de Valleyfield; l’église elle-même fut béni et les autels consacrés solennellement le 14 juillet suivant par Mgr Caza.
En 2007, pour répondre à de nouveaux besoins et selon les orientations
du diocèse, la fabrique paroissiale fut dissoute et le territoire de nouveau
regroupé avec Sainte-Jeanne-de-Chantal.
 
Voici la liste des curés qui ont servi dans cette église :
  • l’abbé Pierre-Eucher Théorêt, de 1948 à 1959;
  • l’abbé Herman Marleau, de 1950 à 1967;
  • l’abbé Laurent Bergevin, de 1967 à 1979;
  • l’abbé Jean-Baptiste Séguin, de 1980 à 1985;
  • le Père Gérard Daoust, c.s.v., en 1985 et 1986;
  • l’abbé Yves Guilbeault, de 1986 à 1989;
  • l’abbé Serge Vinet, de 1989 à 1991;
  • l’abbé Richard Wallot, de 1992 à 2015;
  • l’abbé Nicola Di Narzo, de 2015 à 2017;
  • l’abbé Gabriel Mombo Pfutila, prêtre-administrateur, de 2017 à 2020.
  • le Père Jean-Olivier Rabenjanahary o.c.d, depuis septembre  2020
Tous sont décédés sauf les abbés Guilbeault, Wallot, Di Narzo, Gabreil Mombo Pfutila et Père Jean-Olivier Rabenjanahary
Ici, sur un territoire qui compte 10 000 habitants, se rassemble chaque dimanche une communauté modeste mais fervente et participante, formée de personnes de tous âges et de cultures de plus en plus variées.
 
La majorité des familles continue de venir vivre ici, les plus grands passages de la vie, les jours de bonheur et les jours difficiles.